Allocution télévisée du 14 août
Entrée du dictionnaire · Univers crestignacien · Note
Allocution télévisée du 14 août — Version télévisuelle autonome du Discours du 14 août, pensée pour l’oral et la mise en scène, sans modifier le texte fondateur.
Adaptation scénique et télévisuelle du Discours du 14 août.
Mes chers compatriotes,
Si je m’adresse à vous ce soir, c’est parce que la situation exige de chacun d’entre nous la lucidité nécessaire pour regarder avec détermination les décisions que nous devrons prendre.
Certaines sont attendues. D’autres sont nécessaires. Toutes devront être prises au moment où leur nécessité permettra de ne plus les différer.
Nous continuerons d’agir sans relâche pour ne pas agir trop tôt.
Nos prédécesseurs avaient malencontreusement favorisé des actions produisant la situation que nous connaissons. Preuve, s’il en était besoin, qu’un gouvernement se doit d’agir avec toute la prudence que le passé nous oblige désormais à observer.
L’inaction est un fléau que l’action non contrôlée ne saurait rectifier. C’est pourquoi, mon gouvernement et moi-même, préparons un plan d’action spécifique, précis et constitutionnel, au service des grandes transformations futures. Notre pays le mérite. Et vous l’attendez.
L’inaction exige une action, mais l’action exige préalablement un plan permettant de s’assurer qu’elle ne devienne pas une action non contrôlée.
Car gouverner, ce n’est pas seulement agir. C’est préserver notre capacité à agir lorsque l’action devient nécessaire.
Nous ferons preuve d’une prudence ferme, seule à même de préserver cette capacité sans céder à l’écueil d’actions prématurées.
Madame la ministre d’État ordonnera aux acteurs locaux d’agir en faveur d’une action ferme et déterminée, préservant ainsi la cohérence de nos actions.
Nous privilégions également un gouvernement élargi permettant de restreindre les actions nuisibles. L’élargissement est la clé de voûte d’une restriction suivie et maîtrisée.
Nous n’agissons pas seuls. Vous êtes les acteurs de ces transformations attendues.
C’est pourquoi je suis devant vous aujourd’hui pour vous le préciser fermement et vous accorder toute la confiance qu’un chef de gouvernement se doit d’accorder à ses concitoyens.
Les décisions légitimes de l’État ne doivent pas être incompatibles avec une adhésion du peuple. Quelles que soient les décisions que nous prendrons, nous savons que votre bienveillance sera à la hauteur de nos attentes. C’est vers cette voie que nous tendons tous, et notre communication sera sans faille.
Le peuple ! Le peuple ! Le peuple !
C’est vous, mes chers compatriotes, et vous seuls, qui avez le pouvoir réel.
Mes ministres et moi-même vous accompagnerons toujours, par décret, afin de formuler expressément les actions raisonnables qui en découlent.
Nous continuerons donc à agir pour préserver notre capacité à ne pas agir trop tôt.
Vive la République. Vive la France.
Mise en scène
À jouer avec une gravité absolue, sans clin d’œil humoristique. Cadrage institutionnel fixe, débit posé, silences courts. Chaque phrase doit sembler plausible isolément ; la mécanique apparaît uniquement par accumulation. Prévoir des sous-titres anglais sobres dans la version audiovisuelle.
Voir aussi
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- Prudence ferme — Doctrine crestignacienne : attendre non parce qu’on hésite, mais parce qu’on l’a fermement…
Source
- Adaptation du Discours du 14 août
- Feuillet consigné le 14 août 2026